14.04.2006
Réponse à la pétition de Fabien-psy désaliéniste : "Non à la destruction de la psychiatrie de secteur"
Je reçois aujourd'hui l'annonce d'un nouveau site sur la psychiatrie, psychiatrie désaliéniste et d'une nouvelle pétition "Non à la destruction de la psychiatrie de secteur"
Voici ma réponse, que je publie dans ce blog :
Quelques remarques sur le site :
1) Une présentation personnalisée serait bienvenue : on ne sait pas en visitant votre site de qui il émane exactement. Nous ne sommes pas dans une dictature, chacun jouit de la liberté d'expression sur le net dans notre pays, vous ne risquez rien à vous nommer, ce qui permettrait de lever toute ambiguité.
2) J'ai tenté de m'inscrire à l'espace privé, mais n'ai pas trouvé comment le faire. Faut-il, d'abord, signer la pétition ?
3) Pour ce qui est de la pétition, d'accord sur le fond, mais, à mon sens, se limiter à dire non au mode de gestion économique actuel des hopitaux me semble surtout un aveu d'impuissance. En tant qu'acteurs de la psychiatrie: médecins, infirmiers, psychothérapeutes, si nous n'avons pas de pouvoir de décision sur le mode de gestion, nous avons en revanche le pouvoir de faire au niveau thérapeutique. Autrement dit, si nous n'avons pas de pouvoir symbolique (pouvoir de décision), nous avons en revanche le pouvoir effectif, celui de décider ou non d'appliquer ces décisions, et celui de décider de soigner dans un autre cadre, défini par nous.
A partir de là, nous sommes potentiellement en mesure de nous organiser entre professionnels de la psy pour mettre sur pied nous-mêmes des alternatives économiquement viables à ce mode de gestion, à partir des
besoins humains réels, et des moyens réels dont nous disposons pour les remplir, comme l'ont fait Jean Oury au chateau de La Borde à la Cour Cheverny et d'autres.
4) Faire dépendre nos attentes et nos demandes des seules décisions des politiques ne me parait pas réaliste actuellement pour les raisons suivantes :
a) Ne connaissant pas le milieu, ils ne sont pas confrontés à la réalité des faits, et ne sont pas les mieux placés pour définir d'autres politiques indépendamment des acteurs sur le terrain. Il ne me parait pas à partir de là
censé d'attendre d'eux ce que nous pouvons faire nous-mêmes.
b) Le mode de gestion du libéralisme économique, également appelé "dérégulation du service public", ne dépend pas de l'actuelle majorité, il n'est pas limité à la France, étant mondialisé. Ce qui est en question ici n'est pas la seule politique du gouvernement français, mais des règles économiques et de normes comptables imposées dans l'espace européen. Voir à ce propos : Les changements au niveau des nouvelles normes comptables internationales
C'est, dans ce cadre, la gauche qui a appliqué le "Décret n° 80-172 du 25 février 1980 portant statut des personnels d'encadrement et de surveillance des écoles de cadres et des écoles et centres préparant aux professions paramédicales relevant des établissements d'hospitalisation publics", alors que les écoles de cadres, inventions du régime de Vichy, avaient été supprimées à la Libération; la mesure était alors passée comme une lettre à la poste.
Or, si j'en crois la position actuelle d'un certain nombre de parlementaires "Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur l'ouverture à la concurrence des services publics en matière d'énergie, de postes et télécommunications et de transports ferroviaires" (je mets ci-dessous l'intégralité de ce texte en raison de l'importance de son contenu) ils se posent les mêmes interrogations que les citoyens sur la validité de
règles économiques qui leurs sont imposées et pour lesquelles ils n'ont pas été consultées. Je pense également à Jean Lassalle, et à sa grève de la faim de 38 jours à laquelle il vient de mettre fin alors que j'écris ces lignes.
Et je me pose la question suivante : quand des élus saisissent l'assemblée nationale et mettent leur vie en danger pour défendre les intérêts de leurs électeurs, il me semble que ce n'est pas contre eux qu'il convient d'agir, mais avec eux. Il me semble que nous nous trompons de cible ici, que l'attitude qui consiste à se limiter à exiger de ce qu'il n'y a pas est infantile et inefficace, et qu'il serait plus productif de travailler avec eux à
- une analyse des mécanismes et des conséquences effectifs de ce mode de gestion,
- une restructuration sur des bases économiques valides, conformes aux bases de notre Constitution républicaine.
c) Une autre contre-vérité qu'il me parait urgent de démystifier est le postulat selon lequel "le premier principe du libéralisme économique c’est de générer du profit". Cet argument est effectivement celui avancé par les économistes pour justifier son existence et proclamer son infaillibilité. Toutefois la confrontation aux faits en termes comptables révèle en réalité une gestion désastreuse pour les établissements qui l'appliquent, et l'ensemble des groupes humains au détriment desquels il s'exerce.
L'examen des faits démontre que ce qui est en question ici n'est pas du tout la génération de profit, mais le détournement de celui-ci, se soldant par des dépenses éminemment supérieures au mode de gestion précédent, et par une fuite des capitaux vers des organismes parasitiques, dépourvus d'utilité et de fonction sur le plan thérapeutique, et dont l'existence n'est pas explicitement énoncée au départ, le public n'en étant pas informé.
En conséquence ce dont il est question ici est d'une escroquerie pure et simple, qui s'exerce au détriment de électeurs, des élus dont le rôle et les fonctions ici sont purement et simplement ignorés, et plus globalement au détriment de l'économie du pays tout entier. Or ce qui est grave ici, ce n'est pas seulement cette ignorance et ce mépris des élus du peuple, mais également l'ignorance et le mépris de la voix de ce dernier, dans la mesure où ces élus sont les représentants de ce peuple.
L'examen des résultats dans d'autres pays que la France confirme bien ce que j'avance ici : voir
- "Les échecs de la privatisation des services publics" de Bernard Girard, et
- "Réguler la dérégulation : le mythe européen" de Maurice CHAUVET, animateur de l'Observatoire du Service Public Conseil général de la Seine-Saint-Denis
Ce dont il est question ici est non pas de profit, mais d'appauvrissement, pas d'économie mais de gestion désastreuse, et pas de "lois du marché", mais de marché de dupes aux règles truquées ayant pour fonction d'institutionnaliser et de mondialiser l'escroquerie.
En conclusion sur ce point, la question ici n'est pas de rejeter sur les élus la faute d'une situation qui les dépasse en l'état actuel des choses, ni de se contenter de refuser verbalement la dérégulation des services publics, mais de faire mieux, ici et maintenant. Ce n'est pas une question de pouvoir hiérarchique, c'est une question de capacité à mettre en place des structures de soin viables et satisfaisantes sur le plan thérapeutique. Cela ne dépend pas des dirigeants, mais de la prise de conscience des professionnels de la psychiatrie et des citoyens de leurs responsabilités en tant que tels, et de leur volonté de se réapproprier leurs pouvoirs de réflexion et de décision concernant la gestion de leurs propres affaires, dont celle de leur univers mental.
d) Les mouvements d'opposition au CPE ont eu le mérite de démontrer deux choses :
- les gens qui y ont participé ont manifesté un refus commun, au delà du CPE, des conséquences de cette économie de marché truquée et ont été capables de s'organiser pour le faire.
- le but n'était pas de provoquer une guerre civile, contrairement aux affirmations de théoriciens du chaos, ni de renverser le gouvernement, comme le souhaitent les Iznogouds de service, mais de manifester ce refus de cette économie, et l'attachement du peuple au respect des droits des citoyens et à l'application de sa constitution.
C'est pourquoi les oppositions entre le peuple et ses dirigeants ne sont pas ici fondées : il me semble qu'à différents niveaux, tous vont dans une même direction, et que sont réunies ici des conditions pour que les élus restituent son pouvoir au peuple.
Plutôt que de signer des pétitions "contre", il me semblerait plus efficace d'organiser à l'intention des élus de tous les courants, une pétition nationale les déchargeant de leurs responsabilités et obligations vis à vis des instances européennes. Ceci en raison du fait que les décisions de ces institutions s'exercent au détriment du peuple et de la nation toute entière, et dans un souci de cohérence avec notre constitution même, sur la base
des article II et III de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789:
- "Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.
- Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément."
Forts du soutien du peuple souverain, les élus pourront alors informer les institutions européennes du refus du peuple français de continuer à jouer des jeux truqués, et de sa volonté de reformuler pour l'avenir des bases d'échanges plus fiables et plus conformes au modèle démocratique.
Nous pourrons ainsi nous donner les moyens d'élaborer un vrai débat public sur l'ersatz d'économie qui nous est infligée actuellement, et formuler les base de relations commerciales respectueuses de tous les partenaires,
dans notre propre intérêt mais également celui des autres peuples, en élaborant une porte de sortie hors de l'impasse économique dans laquelle nous sommes les uns et les autres, enfermés.
e) Enfin, dernier sophisme à déboulonner pour aujourdhui, la croyance diffusée actuellement par les media que refuser l'orientation actuelle de l'économie de marché consiste à nier à réalité.
Cette croyance repose sur l'opinion que la réalité serait quelque chose d'extérieur à nous, qui se déroulerait indépendamment de nous et sur laquelle nous serions impuissants à agir. Elle repose sur une ignorance du fait que cette réalité économique a été formulée par des individus donnés avant d'être traduite dans les faits. Il ne s'agit pas là d'une fatalité échappant à toute volonté humaine, mais des résultats de décisions de gens qui ont engendré cette réalité-là. Tout comme le nazisme a été engendré par Hitler sur la base de sa formulation du national-socialisme. Ainsi, pendant la dernière guerre, le nazisme était bien la réalité du moment, et nous devons aujourd'hui aux gens qui l'ont refusé, d'en avoir construit une autre. Il ne s'agissait pas de leur part d'une sorte d'idéalisme à la limite du délirant, mais de l'expression de leur liberté, de leur dignité et de leur humanité.
Isabelle Baudron-Aubert
----- Original Message -----
From:
Sent: Friday, April 14, 2006 7:42 AM
Subject: info
> Bonjour,
>
> un autre site débute
>
> Psychiatrie Désaliéniste
>
> Nous constatons chaque jour les dégats qu'entraine cette société libérale, c'est
> pour cela que nous nous sommes constitué en collectif de « résistants » au sens
> de l'utilisation de ce terme par Lucien Bonnafé, résister verbe actif.
>
> Notre groupe à prit le nom de « Fabien-psy » et souhaite réfléchir et construire
> à partir de l'interpellation de Louis Le Guillant - Quelle psychiatrie pour
> notre temps ? -
>
> Que celles et ceux qui souhaitent participer à notre projet, nous adressent leur
> contribution, nous les mettrons en ligne sur ce site.
>
>
>
> [url= http://www.psychiatrie-desalieniste.com/]Psychiatrie-désaliéniste[/url]
>
> avec un appel :
>
> [url=http://www.psychiatrie-desalieniste.com/Non-a-la-destruction-de-la.html]Non
> à la destruction de la psychiatrie publique et de secteur[/url]
>
> cordialement
>
>
> ----------------------------------------------------------------
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N° 2121 ASSEMBLÉE NATIONALE
En ligne à http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/propositions/pio...
N° 2121
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
DOUZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 2 mars 2005.
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
tendant à la création d'une commission d'enquête
sur l'ouverture à la concurrence des services publics
dans les secteurs de l'énergie,
des postes et télécommunications
et des transports ferroviaires,
(Renvoyée à la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire,
à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus
par les articles 30 et 31 du Règlement.)
PRÉSENTÉE
par MM. Daniel PAUL, François ASENSI, Gilbert BIESSY, Alain BOCQUET, Patrick BRAOUEZEC, Jean-Pierre BRARD, Jacques BRUNHES, Mme Marie-George BUFFET,
MM. André CHASSAIGNE, Jacques DESALLANGRE, Frédéric DUTOIT, Mme Jacqueline FRAYSSE, MM. André GERIN, Pierre GOLDBERG, Maxime GREMETZ, Georges HAGE, Mmes Muguette JACQUAINT, Janine JAMBU, MM. Jean-Claude LEFORT, François LIBERTI, Jean-Claude SANDRIER et Michel VAXÈS (1)
Députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Depuis 1990, le Parlement français a transposé une série de directives communautaires, en application de décisions prises par les chefs d'Etat de l'Union lors des sommets européens : ces directives touchant des monopoles nationaux et des opérateurs historiques sont ainsi venues déréguler des secteurs aussi importants pour notre pays, ses habitants et ses territoires que l'énergie, les postes et les télécommunications et le transport ferroviaire.
A la Libération, c'est pourtant la constitution de ces monopoles publics qui avait permis de remettre sur pied l'économie nationale. Au fil des années, ces entreprises se sont imposées sur les terrains industriels et économiques : la SNCF est considérée comme un des meilleurs chemins de fer du monde ; France Télécom et EDF ont su allier équilibre financier et développement technique sur l'ensemble du territoire national.
La gestion publique et monopolistique de ces activités a permis à ces entreprises de réaliser des économies d'échelle, de maintenir des tarifs accessibles et de péréquer leurs activités, apportant ainsi des réponses au plus près des besoins des usagers.
Enfin, et c'est là leur spécificité, les activités économiques de France Télécom, d'EDF-GDF, de la Poste et de la SNCF, se sont distinguées en s'inscrivant constamment dans une logique dépassant celle des stricts intérêts économiques et financiers. Elles ont su garantir à chacun le droit d'accéder à des biens essentiels, mais aussi répondre à l'intérêt général des collectivités pour assurer la cohésion sociale et territoriale, tout en développant des emplois de qualité, en s'inscrivant dans une logique d'aménagement du territoire et de développement de la recherche.
Les services publics ne font pas seulement partie de notre culture politique : ils constituent une notion juridique définie par les plus hautes instances juridiques nationales. Programme politique, le service public est ainsi devenu une forme juridique.
Le Conseil d'Etat a en effet déterminé trois principes constitutifs du service public : celui de la continuité, qui renvoie à l'existence d'un besoin social ou stratégique à satisfaire et qui implique que l'activité soit continue ; celui d'égalité, selon lequel tous les usagers sont placés en position égale, sans discrimination ni avantage particulier (d'où l'instauration d'une péréquation sociale et géographique des tarifs) ; enfin celui d'adaptabilité, requérant que les prestations soient adaptées en permanence aux besoins et évoluent en quantité et en qualité.
De plus, le paragraphe 9 du Préambule de la Constitution de 1946 mentionne que « tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. »
Or, depuis le Traité de Maastricht, la réalisation du marché intérieur, fondée sur la libéralisation des économies, constitue le socle de la politique de l'Union Européenne.
Dans les secteurs susmentionnés, les lois de transposition des directives communautaires s'inscrivent dans un processus de mise en concurrence des opérateurs historiques avec d'autres groupes nationaux, ainsi qu'avec d'autres entreprises privées.
Une note de la Commission européenne de 1996 qualifie certes les industries de réseau de « services d'intérêt général ». Toutefois, cette notion semble bien un calque appauvri de la notion de service public. Elle n'implique plus de péréquation tarifaire, mais une « égalité d'accès » aux services. Elle mentionne des « services de qualité à un prix abordable », sans pour autant faire référence à la péréquation tarifaire et sociale. Les « obligations de service universel » n'exposent quant à elles les opérateurs qu'à un minimum de contraintes par rapport aux missions de service public.
Outre que les objectifs des « services d'intérêt général » sont peu ambitieux, plusieurs éléments permettent de douter de la compatibilité entre une économie concurrentielle, inscrite dans un circuit de financement visant la rentabilité à court terme, et l'accomplissement des missions économiques et sociales des industries de réseau.
La gestion de ces entreprises est en effet soumise à de nouvelles règles qui s'inscrivent dans une seule vision libérale de l'économie et des rapports humains.
Dans tous les anciens services publics, les directives européennes organisent la segmentation des activités des opérateurs historiques, avec notamment la séparation des comptes par activité au sein des entreprises publiques. Ceci désolidarise les activités les plus rentables financièrement des autres activités plus coûteuses mais nécessaires. C'est ainsi que la branche voyageurs, bénéficiaire à la SNCF, ne peut désormais plus intervenir dans le développement du réseau fret.
Cette segmentation permet aux opérateurs privés de capter les secteurs les plus rentables du marché. Une partie du courrier industriel est déjà entre les mains de concurrents de la Poste, alors même que l'essentiel du chiffre d'affaire « courrier » était réalisé auprès de ces entreprises. Dans le domaine énergétique, l'entretien du réseau de transport est à la seule charge d'EDF. Enfin, les impératifs de rentabilité à court terme ont par exemple amené EDF à se lancer dans des opérations d'acquisitions à l'étranger fort coûteuses en fonds propres, justifiant à présent, pour les libéraux, la fuite en avant dans la concurrence et l'ouverture du capital !!!
Parallèlement à l'ouverture des réseaux à la concurrence et à l'introduction de modes de gestion capitalistique, on observe des évolutions inquiétantes dans tous les secteurs susmentionnés, qui mettent à mal les principes constitutifs du service public définis par le Conseil d'Etat. De sérieux freins sont mis à la contribution des services publics à l'aménagement du territoire, au développement d'emplois stables et qualifiés, et à l'effort de recherche.
Ces évolutions font douter des bénéfices qu'usagers et citoyens devraient, selon les défenseurs des libéralisations, tirer de l'ouverture à la concurrence. Aussi, il est urgent que le bien fondé de cette vaste entreprise de dérégulation des services publics soit soumis à un examen critique.
On constate en effet une hausse généralisée des tarifs, qui compromet le principe d'égalité. Pour ne prendre que deux exemples, de 1995 à 2003, les tarifs de l'abonnement au téléphone fixe ont augmenté de 86 % ! L'Union des Industries Chimiques dénonce une augmentation du prix de l'électricité de 55% en quatre ans et l'on sait que cette augmentation va se poursuivre, pour augmenter les fonds propres d'EDF et pour favoriser la concurrence ! Cette hausse des tarifs est couplée à une différenciation des prix, notamment dans le secteur postal, au mépris de la péréquation tarifaire.
La qualité des réseaux s'est également dégradée. La fermeture de lignes de fret et de bureaux postaux de plein exercice dans les zones les moins peuplées ainsi que l'inégal accès aux nouvelles technologies de l'information et de la communication viennent directement remettre en cause le principe d'adaptabilité du service public. A court terme, ceci représente une menace pour la vitalité et l'aménagement des territoires, ainsi que pour l'égalité d'accès des usagers aux services.
Sur le long terme, la sécurité d'approvisionnement en énergie pourrait être menacée, au mépris du principe de continuité. Les expériences de dérégulation en Grande-Bretagne, en Italie et aux Etats-Unis ont montré que l'ouverture à la concurrence s'était bien souvent suivie de ruptures d'approvisionnement.
Outre ces entorses aux principes définis par le Conseil d'Etat, on constate une dégradation de l'emploi public, avec un développement des emplois précaires et un investissement moindre dans la recherche. C'est l'équilibre économique et social de notre démocratie qui est ainsi en cause.
Il semble donc que le marché ne soit pas à même de respecter les missions fondamentales des services publics.
De plus en plus nombreux sont les chercheurs travaillant sur les industries de réseau qui s'interrogent sur la pertinence, tant économique que sociale, de l'ouverture à la concurrence de ces secteurs publics.
Les élus locaux et les populations, à travers le pays, protestent contre des fermetures de services, tandis que les salariés dénoncent les réductions de moyens humains et matériels, mettant parfois en cause la sécurité des installations, réalisées au nom d'une rentabilité préparant les ouvertures des entreprises publiques aux capitaux privés, étapes vers la constitution de monopoles privés.
Alors même que la construction européenne pourrait s'appuyer sur des secteurs publics rénovés de chaque pays et les inciter à coopérer, ou initier des services publics à l'échelle européenne, tout indique, au contraire, la volonté de poursuivre dans la voie de la concurrence et de l'ouverture du capital, étape vers la privatisation, comme l'a montré l'évolution de France Télécom. C'est d'ailleurs le sens du projet de traité constitutionnel soumis à référendum, lorsqu'il indique, parmi les objectifs de l'Union la création « d'un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée ».
L'analyse est aujourd'hui possible, tant en France que dans les autres pays européens, des conséquences de cette orientation ; elle est nécessaire pour, éventuellement, réorienter le processus à l'œuvre.
En conséquence, il est du devoir du parlement, au moment où de nouvelles étapes sont annoncées dans la libéralisation des entreprises publiques, de réaliser un bilan des ouvertures à la concurrence de ces secteurs publics, à la lumière des critères constitutifs de ceux-ci.
Telles sont les motivations qui conduisent le groupe des député-e-s communistes et républicains à vous proposer la création d'une commission d'enquête parlementaire chargée d'établir ce bilan.
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique
En application des articles 140 et suivants du Règlement, est créée une commission d'enquête de trente membres chargée d'investiguer sur les conséquences de l'ouverture à la concurrence des services publics nationaux suite à la transposition des directives communautaires, dans les secteurs des télécommunications, de l'énergie, de la Poste et du transport ferroviaire.
Cette Commission d'enquête sera chargée d'analyser les impacts de l'ouverture à la concurrence sur la fixation des prix et le principe de péréquation tarifaire, la qualité des services rendus, l'aménagement du territoire et la sûreté des réseaux ainsi que le statut des salariés.
Composé et imprimé pour l'Assemblée nationale par JOUVE
11, bd de Sébastopol, 75001 PARIS
Prix de vente : 0,75 €
ISBN : 2-11-119017-9
ISSN : 1240 - 8468
En vente à la Boutique de l'Assemblée nationale
4, rue Aristide Briand - 75007 Paris - Tél : 01 40 63 61 21
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N° 2121 - Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur l'ouverture à la concurrence des services publics dans les secteurs de l'énergie, des postes et télécommunications et des transports ferroviaires (M. Daniel Paul)
1 () Constituant le groupe des député-e-s communistes et républicains.
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© Assemblée nationale
17:09 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Des trous noirs dans l'économie de marché: 3. Des dépenses de santé inutiles.
Troisième partie de l’enquête: « Des trous noirs dans l’économie de marché: Des dépenses de santé inutiles »
15:15 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.03.2006
Reporters Rédacteurs d'Interzone: Nouveaux articles en ligne
* Sixième volet de l’enquête : « Economie : quelques facteurs non pris en compte dans les débats sur le traité de Constitution européenne » :
une interview de John Kenneth Galbraith : 6. Les nouveaux mensonges du capitalisme : Interview de John Kenneth Galbraith par François Armanet (Nouvel Obs)
* Des trous noirs dans l’économie de marché :
1. Frais d’inscription aux concours d’entrée aux IFSI et écoles d’aides-soignantes et coût des formations
2. Le Monde (28/02/06) : Un rapport dénonce l'opacité de la formation médicale continue (A suivre)
22:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Proposition de restructuration du niveau économique sur les bases de notre constitution républicaine et dans le cadre du paradigme scientifique de notre époque
Dans le cadre des enquêtes que j’écris sur l’observation des conséquences de l’économie de marché actuelle dans le domaine de la santé, j’en viens à m’intéresser à la dérégulation des services publics et à l’introduction de l’économie de marché dans ceux-ci.
1. Electeurs et élus dans la même position :
Deux documents trouvés sur Internet me semblent utiles pour appréhender la situation économique française, et l’analyse des faits permet alors de dégager des perspectives de résolution des problèmes à l’échelle du pays :
Le premier document émane de l’Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/propositions/pion2121.pdf Il s’agit d’une demande de création d’une commission d’enquête sur l’ouverture à la concurrence des services publics émanant de députés (2005). Ce document démontre que ceux-ci s’interrogent sur les effets qui s’avèrent nuisibles de cette ouverture à la concurrence et sur le manque de voix au chapitre des élus en la matière.
Le deuxième « Les échecs de la privatisation des services publics » traite des effets de cette même dérégulation hors de France, aux Etats-Unis et au Royaume Unis, et la description qui en est faite, qui recoupe ceux pointés dans le document de l’Assemblée Nationale, permet de constater d’une part que ces effets ne sont nullement le fait des dirigeants français, et d’autre part qu’au moment où ceux-ci ont signé les contrats relatifs à cette dérégulation, contrats impulsés non par eux-mêmes mais par l’OMC, ils étaient ignorants a priori de leurs conséquences futures.
Personnellement, pour ce que j’en observe à mon niveau dans le domaine de la santé, le bilan est effectivement non seulement désastreux sur le plan humain, mais également sur le plan économique. (Voir les enquêtes : « Description des conséquences de la privatisation et de l'économie de marché observées dans le secteur de la psychiatrie publique » ou « Des trous noirs dans l’économie de marché :
1. Frais d’inscription aux concours d’entrée aux IFSI et écoles d’aides-soignantes et coût des formations2. Le Monde (28/02/06) : Un rapport dénonce l'opacité de la formation médicale continue
Dans ce contexte, il convient de ne pas mélanger les causes et les conséquences :
Ce dont il est question ici, c’est de la mondialisation d’un système truqué basé sur le pillage organisé, et de règles financières basées sur l’institutionnalisation de l’escroquerie, qui est imposée aux électeurs comme aux élus, sans qu’ils soient consultés et sans qu’ils aient la possibilité de l’accepter ou de le refuser.
Autrement dit, nos élus, comme ceux des autres pays, se sont faits avoir.
2. Un système basé sur la généralisation de la culpabilité :
* Un des pièges des plus pernicieux de ce système est que, dans les faits, il ne tolère que les gens qui participent à sa dynamique, et qu’au bout du compte, tout salarié est un jour ou l’autre en position de devoir être individuellement confronté aux conséquences de cette économie, et d’en endosser personnellement la culpabilité sur le plan judiciaire.
Exemple : Travaillant comme infirmière dans des maisons de retraite où les effectifs infirmiers sont exsangues, il ne m’est pas possible d’accomplir tous les actes infirmiers : si j’accepte de travailler seule dans un établissement de 130 résidents, j’assume par là même la responsabilité pénale des erreurs découlant d’une charge de travail supérieure à mes capacités d’exécution, autrement dit, j’endosse la responsabilité du manque de personnel à la place des dirigeants de l’entreprise; le personnel infirmier étant insuffisant pour réaliser les tâches infirmières, une partie de celles-ci sont accomplies par des agents de service non qualifiés, auquel l’infirmière « délègue » le soin de les réaliser : distribution de médicaments, injections, etc.
Tout directeur d’établissement appartenant à un groupe financier dépend des actionnaires, et des bénéfices qu’il leur rapporte, ce qui implique de cautionner et de participer aux techniques de management indispensables pour y parvenir, au détriment des résidents et du personnel.
En d’autres termes, ce système repose sur la culpabilité généralisée. Il est alors facile d’attaquer des individus de temps à autre en criant au scandale, et de leur attribuer la culpabilité pénale des actes et comportements induits par ce type de management. N’importe qui est ainsi potentiellement justiciable.
* Cette culpabilité généralisée entraîne une loi du silence sur ses pratiques. Pour lutter contre cette omerta, l’IFRS a institué la pratique du wistleblowing, qui consiste à encourager les employés à dénoncer les pratiques frauduleuses quand ils y sont confrontés. Bien entendu, le système éjecte ses membres qui les dénoncent, mais le calcul ici est mauvais : l’employé licencié ne perd qu’un emploi, et à l’époque actuelle, dans le cadre de la pratique du turn over, et de la dévalorisation du travail, passer d’un emploi-kleenex à un autre tient de la routine.
En revanche l’entreprise « whistleblowée » a beaucoup plus a perdre : voir les dégâts engendrés chez Enron. Ainsi les brillants théoriciens de cette économie de marché n’ont rien trouvé de mieux que de se mettre en position de vulnérabilité, à la merci potentielle d’un seul individu. Désastreux sur le plan stratégique !
3. Comment sort-on de là ?
a) Changer les règles en restructurant un modèle économique antique et obsolète sur les bases de notre évolution scientifique actuelle :
Plutôt que de continuer à fonctionner dans un système aux règles truquées dans lequel tous les joueurs sont coupables, ne serait-il pas plus judicieux d’élaborer de nouvelles règles non truquées, qui seraient de l’intérêt de tout le monde ?
Le postulat du libéralisme qui présente les lois économiques comme scientifiques ne tient pas debout. Ces lois, pas plus que les principes d’Aristote dont ce dernier disait qu’ils reflétaient les lois de l’univers », ne sont ni universelles ni immuables, ce sont des inventions humaines, qu’il convient de changer si elles se révèlent nuisibles pour nous.
Ici la conception de l’argent symbole décrite par Korzybski est utile pour comprendre ce qui se passe : l’argent est un symbole d’échange entre humains, et sa valeur dépend des gens qui l’utilisent, elle repose sur une convention entre ses utilisateurs. Hors de ceux-ci, l’ « argent » n’existe pas : sans une structure humaine pour le concevoir comme tel et le désigner sous ce nom, il n’existe aucun « argent » préexistant à l’apparition de l’homme sur la planète, et dans un désert, une valise pleine de billet n’est pas « de l’argent », elle n’est qu’une valise de morceaux de papier recouverts d’encre, dépourvus de sens et de fonction sans une structure humaine pour lui attribuer une valeur d’échange.
En conséquence, la valeur de l’argent dépend de nous.
Si nous restructurons à partir de l’analyse ci-dessus, nous constatons qu’il est alors possible d’élaborer entre électeurs et élus un nouveau « contrat économique », conforme à notre « contrat social », structurellement similaire aux bases de notre constitution, et permettant d’effectuer des échanges sur des bases saines entre gens de bonne compagnie.
b) Restructurer sur la base des faits :
Sur quelles bases pratiques tangibles pouvons-nous élaborer ce nouveau contrat économique ?
En partant très prosaïquement non pas de budgets ni d’études de marchés élaborés sur des données informatiques douteuses et des prévisions à la fiabilité hypothétique, mais sur la base des faits :
- Quels sont les besoins humains à remplir ?
- De quels moyens et ressources disposons-nous exactement pour les remplir ? (financiers, matériels, humains, etc.)
c) Emploi : partir des capacités réelles des demandeurs d’emploi pour remplir des besoins humains réels :
Dans le domaine de l’emploi, parallèlement à toutes les mesures gouvernementales possibles et imaginables, il y aurait un moyen très simple de diminuer la pression :
Créer dans chaque municipalité un lieu de convivialité, de parole, de rencontre, sur le plan humain, dans lequel les gens qui cherchent du travail pourraient faire leur CV non pas en fonction de diplômes, mais de ce qu’ils savent faire et aiment faire exactement, de leurs capacités réelles, qui sont en réalité plus étendues que la marge de qualification que leur reconnaît l’ANPE.
La encore, plutôt que de limiter les capacités des demandeurs d’emploi au dixième de leur potentiel, à une marge de capacité minimum, ce à quoi se consacre l’ANPE, il est parfaitement possible de leur permettre de mettre sur pied des structures leur permettant d’utiliser l’ensemble de leurs capacités réelles et effectives.
Question : A quoi sert le travail ?
Réponse : A remplir des besoins humains.
Sur cette base, il est parfaitement possible de monter dans chaque municipalité des structures où les demandeurs d’emploi s’organiseraient pour assurer des services à la population, et auxquelles celle-ci pourrait s’adresser directement, et régler ceux-ci par le biais de cheques emploi service.
d) Changement de relations entre électeurs et élus :
Toutefois ceci passe par un changement d’attitude mentale de la part des électeurs et des élus :
* de la part des électeurs :
- par un minimum d’analyse sur la situation économique actuelle par une volonté de cesser de prendre les élus comme bouc émissaires de la situation économique actuelle et de détourner les enjeux économiques à des fins politiques : le non au projet de constitution européenne n’était pas un « non à Chirac », c’était un non aux règles économiques sur lesquelles repose ce traité, un refus des citoyens de continuer à en subir les conséquences.
- Par la prise de conscience que la situation du pays ne dépend pas seulement des décisions des élus, mais également du rôle des citoyens, et du fait que ceux-ci cessent de déléguer leur pouvoirs de réflexion et de décision aux premiers : il est possible d’agir hors du champ politique et sans argent en regroupant les ressources, énergie et matières grises dans des buts humains fixés. Limiter la seule action à la contestation politique ne mène à rien si au bout du compte on n’est pas capable de faire mieux que ce qui se fait.
- Par un changement relationnel envers les forces chargées d’assurer la sécurité des citoyens :
• Tout d’abord parce que s’opposer à ces forces revient à se placer dans un rapport de force dans lequel on est en état de faiblesse, ce qui est stratégiquement désastreux et signifie qu’on part perdant au départ.
• Ensuite parce que les rapports de force ne sont pas compatibles avec les bases de la démocratie, que ces forces sont au service des citoyens et que leur fonction consiste à assurer notre sécurité, non de servir de bouc émissaire à la vindicte des citoyens ni de défouloir au trop plein d’énergie des adolescents. Si les citoyens instaurent avec elles des relations de respect mutuel, ils peuvent ainsi sortir du cycle « provocation-répression » qu’ils impulsaient auparavant : pas de provocation = pas de répression.
• Enfin parce que l’expérience démontre (Irak) qu’un pays qui se retrouve privé de ses forces sombre dans le chaos et devient la proie des pillard, que celles-ci en sont alors les premières cibles, et que si nous vivons aujourd’hui en démocratie, c’est à elles que nous le devons.
* de la part des élus :
- Par la prise de conscience du rôle de chacun : il est impossible à des élus, si doués et bien intentionnés soient-ils, de décider à la place des citoyens, au dessus d’eux, car personne n’est mieux placé que ces derniers pour savoir ce qu’ils vivent et ce dont ils ont besoin. D’où la nécessité d’un changement dans la direction de l’impulsion :
- Au lieu de s’approprier le monopole des décisions, il est possible aux élus de consulter leurs électeurs auparavant, non pas seulement sur les bases de mots d’ordres politiques ou idéologiques, mais en fonction de ce que ceux-ci vivent réellement. L’impulsion ne soit pas aller du haut vers le bas, mais du bas vers le haut.
Ce dont il est question ici est un simple changement de relations, mais celui-ci est lié à l’application de la démocratie, dans la mesure où il est structurellement similaire à son modèle : « Liberté-Egalité-Fraternité » n’est pas compatible avec des rapports de force; sa traduction dans les faits implique un changement de stratégie - passer d’une stratégie basée sur l’intelligence des rapports de force à une stratégie basée sur la force des rapports d’intelligence – et un changement de structure de relation - « Une structure est l’ensemble des relations existant entre les éléments d’un ensemble » Henri Laborit. – basée sur l’inclusion de tous les éléments dans le même ensemble, et une structure de relation similaire à la structure de l’organisme humain : non-dominance, complémentarité, interdisciplinarité, ouverture informationnelle (Henri Laborit : « La Nouvelle Grille »)
Ce changement ne peut être imposé d’en haut, il ne peut provenir que de la volonté individuelle de le traduire au niveau des faits de la vie de tous les jours. Ce n’est pas ici une question de morale, mais de similarité de structure avec notre modèle politique, autrement dit, de cohérence. Il implique que nous cessions de penser et de nous comporter en fonction d’un modèle de comportement antique générateur de conflits tous azimuts pour adopter un modèle de relation permettant de vivre ensemble entre gens de bonne compagnie. Point besoin d’études pour cela, c’est du niveau de la maternelle, et tout individu normalement constitué est en mesure de le comprendre.
Ce changement de structure de relation peut alors permettre un changement de relations entre les différents courants politiques de la nation : en finir avec les relations de compétition et de dominance entre les différents partis pour considérer ceux-ci en termes de complémentarité, et voir ce qu’ils peuvent construire ensemble.
- Sur le plan économique : si les députés remettent en cause les règles économiques actuelles dont la population ne veut pas, il me semble qu’il existe ici des bases d’accord et de compréhension : il est possible à partir de la pour nos élus de se faire nos portes parole auprès des instances internationales, de les informer que nous ne sommes plus d’accord pour accepter des contrats truqués, qui s’exercent à notre détriment, et sont sur notre territoire complètement inconstitutionnels, et que par conséquent nous demandons une révisions de ces règles.
4. Moyens dont nous disposons réellement pour remplir les besoins humains.
a) Elaborer les bases d’une économie non truquée sur le plan national :
Partir de notre modèle démocratique : élaborer un modèle économique structurellement similaire à notre constitution :
Répertorier les besoins humains réels,
Répertorier l’ensemble des moyens dont le pays dispose réellement à tous les niveaux.
Dans notre pays, les moyens doivent être supérieurs aux besoins.
- commencer dans un premier temps à remplir les besoins humains, puis voir ce qu’on fait du surplus.
- Instituer des règles commerciales
* qui soient de l’intérêt de tous les partenaires,
* qui permettent d’enrichir les gens qui n’ont rien => relèvement de tous les niveaux de la société : les riches restent riches, mais utilisent leur richesse pour enrichir les pauvres. (voir « Une mondialisation non-aristotélicienne »)
- restructurer le travail en fonction des besoins humains :
- au niveau des entreprises : licencier les emplois parasitiques et former et embaucher des gens remplissant les fonctions réelles; il suffirait pour cela que l’Etat institue, comme en Belgique pour le personnel infirmier, des normes en personnel, dont le non respect entraînerait la fermeture de l’établissement dans les 24 heures.
- contrôle des comptes des entreprises par des associations de gestions agrées permettant des contrôles rapide : il n’est pas logique que des contrôles de comptabilité durent des années, alors qu’ils devraient pouvoir être transparents et consultés en 5 minutes : mettre des garde-fous légaux engendrant la transparence; publication publique mensuelle des comptes, etc.
- redéfinir les interdits en fonction d’une nocivité réelle et démontrable : supprimer les formations de management financées par des sectes ou utilisant des méthodes basées sur la déshumanisation, supprimer le harcèlement professionnel.
- Elaborer des règles d’une économie non-aristotélicienne basée par la prise en compte des ressources et des capacités réelles, qui sont plus étendues que celles répertoriées, autrement dit, en fonction d’une carte du territoire plus fiable et plus prometteuse que celle qui a cours actuellement.
et l’expérimenter dans un premier temps sur notre territoire, comme une expérience pouvant profiter également aux autres pays : si elle se révèle concluante au niveau national, elle peut alors être étendue au niveau international et constituer une alternative à l’économie de marché actuelle, qui de toutes façons est appelée à s’effondrer à plus ou moins long terme par épuisement des ressources : le fait est que si, après expérimentation, une économie non-aristotélicienne donne des résultats conformes aux attentes de départ, et se révèle de l’intérêt de tous les partenaires, ceux-ci ont alors intérêt à l’adopter.
Ce dont il est question ici est de structurer l’économie en fonction du paradigme scientifique de notre époque.
b) Passer du national à l’international :
- Appliquer le même principe, qui est comparable à l’origine à ce qui s’est passé au sein de la communauté européenne, ou les fonds européens ont servi à certains pays à acquérir une situation économique bien meilleure (Espagne).
- Portés à l’universalité sur le plan international, les résultats sont l’inverse de l’économie actuelle : au lieu d’un pillage économique et d’un enrichissement d’une minorité au détriment de la majorité, on aboutit à un développement des ressources et à enrichissement global.
Ce dont il est question ici n’est pas d’élaborer une économie antagoniste à celle qui existe, ni contre les intérêts de ceux qui la dirigent, mais une économie qui peut inclure ces derniers dans la mesure où ils acceptent d’en respecter les règles, règles qui seront également dans leur intérêt, tout comme elle est dans l’intérêt des gens au détriment desquels s’exerce actuellement l’économie de marché. Ce dont il est question ici est d’un changement de paradigme au niveau économique, qui implique de passer le cap d’une économie structurée sur des bases antiques (Aristote : 4° siècle avant JC) par une économie structurée sur les bases de notre paradigme scientifique actuel.
Sur le plan de notre structure mentale, cela implique de sortir de la logique dualiste aristotélicienne du conflit (droite contre gauche, libéralisme contre socialisme, électeurs contre élus, etc.) pour opérer un rassemblement des énergie et des capacités sur la base de notre modèle de démocratie républicaine dont tout le monde se réclame et dont il dépend des uns comme des autres qu’il soit appliqué, et de personne d’autre.
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La seule condition consiste à intégrer les bases de la sémantique générale : non pas un ersatz de sémantique générale revue et corrigée par les experts en management, mais simplement les principes de bases de la SG élaborés et énoncés par Korzybski, que chacun peut apprendre par lui-même (voir la documentation en ligne dans le site « La sémantique générale pour tous »), appliquer , intégrer, et le cas échéant de développer.
Ceci passe également
- par une prise de conscience de la responsabilité personnelle et des conséquences de l’inaction et du manque de réflexion,
- par la prise de conscience des capacités, des ressources et des moyens réels, qui sont actuellement inutilisés,
- par la prise de conscience que la situation n’est ni tragique, ni désespérée, mais qu’elle dépend de nous, et de notre attitude ici et maintenant.
Isabelle BAUDRON-AUBERT
16/03/06
19:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

