02.05.2006
Answer to Joshua Berlow's comment
Hi Iz!
Hey thanks for linking to my blog.
Ecrit par : Joshua Berlow | 02.05.2006
Hi Joshua,
You're welcome. :-)
Actually the note you put a comment on is about psychiatry : I answered to a mail I received about a petition
to support French "public psychiatry of sector", as it is endangered here. In the note, at first I was not very
enthousiastic about the petition, and was proposing a number of ideas instead. Though I ended to sign it after getting information about its origine, because it is spread by the psychiatrists who played a big part in making psychiatry more opened and human since WW2.
One question here : what kind of structure would you suggest to professionals of psychiatry (doctors and nurses)
who have to reshape the work without counting on the state anymore ?
I think that it might be the occasion of a human adventure and an opportunity to foresee different economical frames. Whatever, the question requires different points of view, to be considered from diffferent angles.
I am putting a link here to your book on psychiatry on line : "Insanity Factory: A Psychiatric Memoir" by Joshua Berlow , published by IUniverse.com. November 2000.
For the readers: Joshua Berlow is an American writer See his profile
I realize that I forgot to include it to the catalogue of Interzone books. Sorry for this. I have just added it.
Cheers.
Iz
16:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.04.2006
Réponse au commentaire d' Yves Gigou
"Ma chère Isabelle, permettez moi cette marque d'attention, juste pour répondre à votre première interpellation, les premiers signataires de l'appel (ceux qui ont pris l'initiative de se nommer) sont la signature de ce site, je sais que cela ne vous a pas échappée.
Bonjour Yves,
Merci pour votre reponse. J'ai bien vu l'identité des gens qui ont signé la pétition, mais je me suis posé la question de qui faisait le site. Je vous prie de pardonner mon ignorance. :-)
Cet echange me semble important, car il traite des buts respectifs, qui me semblent aller dans le même sens, et des moyens que nous envisageons pour y parvenir, qui me semblent différents.
Je vais tenter ici de m'expliquer: nous déplorons tous deux la démolition de la psychiatrie de secteur. Les pétitions me semblent utiles pour exprimer un point de vue, mais pas suffisantes pour résoudre les problèmes.
Vous voyez les choses en termes de lutte, ce qui n'est pas mon cas. Je ne pense pas que lutter idéologiquement contre ceux qui impulsent cette destruction soit d'une quelconque efficacité, parce que tout le temps et l'énergie investis dans cette lutte pourraient l'être dans une reconstruction, en fonction de nos propres critères.
Je pense que le territoire d'action est plus vaste que celui auquel le limite doctrinalement la simple lutte, et que nos possibilités d'action le sont également. Toutefois, nous ne les prenons pas en compte, limitant l'action dans des domaines où elle me semble inefficace, en raison même des mécanismes du conflit, qui nous maintient dans le cadre d'un rapport de force. C'est le propre des systèmes de contrôle de canaliser l'énergie des opposants dans des luttes, qui permettent ensuite de mieux contrôler les "lutteurs" , qui sont de toute façon en situation de faiblesse. En tant que psy, vous connaissez les mécanismes d'agressivité et de contre-agressivité. Il me semble important de ne pas tomber la dedans.
Cela implique un changement d'attitude mentale, et un changement de nature de stratégie: passer de la stratégie aristotélicienne (dualiste) basée sur l'intelligence des rapports de force à une stratégie non-aristotélicienne basée sur la force des rapports d'intelligence.
En résumé, plutôt que de se maintenir dans une lutte impulsée par le contrôle, inhérente à une conception dualiste du monde (croyance en l'existence du "bien" et du "mal" et en une lutte entre les deux), je préfère une attitude basée sur l'examen des faits, et les conséquences effectives des actes.
Continuez à résister avant que la catastrophe annoncée ...voir Les hôpitaux face à une crise budgétaire sans précédent La FHF souhaite tout d’abord dénoncer l’incroyable opacité qui règne sur les modalités de financement des hôpitaux. Les règles relatives à la constitution des tarifs qui s’appliquent aux hôpitaux publics en 2006 sont aujourd’hui incompréhensibles. La baisse générale de ces tarifs en 2006 apparaît à la fois aveugle et injuste. http://www.fhf.fr/actualites/evenement.php?id=22
Je vous rejoins 5/5 sur la question de l'opacité: voir mon enquête publiée récemment:
"Des trous noirs de l'économie de marché"
La encore, dénoncer, c'est bien , mais pas suffisant. Personne n'est d'accord avec cette opacité; la question est "comment savoir ce qu'il en est exactement et y mettre un terme". Comme toute opacité dans le domaine financier, je suppose que la solution réside dans la loi : si détournements il y a, c'est devant la justice que cela doit se traiter, ce qui implique alors que quelqu'un dépose une plainte. Or cette opacité est complètement inconstitutionnelle :
"Article XIV. Chaque citoyen a le droit, par lui-même ou par ses représentants, de constater la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.
Article XV. La société a le droit de demander des comptes à tout agent public de son administration." (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789)
Donc, selon la base même de notre constitution, il me semblerait plus efficace :
a) de réfléchir dans un premier temps à des alternatives viables et de les mettre sur le papier,
b) de cesser de cautionner ce qui se passe en cessant d'y participer : si les soignants '(médecins, infirmiers, psychologues, assistantes sociales, aides soignants, etc.) qui font tourner les établissements, démissionnent en même temps, comme le proposait récemment un médecin chef de secteur, les hopitaux ne peuvent plus fonctionner. Toutefois,avant de tout arreter, il faut d'abord prévoir avant comment on fonctionne ensuite, sans quoi c'est le chaos.
Le plus réaliste consisterait à lâcher par étapes : pour les professionnels qui sont de fait exclus du circuit (je pense au nombre d'infirmières qui démissionnent et sont pourtant de fait des gens opérationnels, idem pour les médecins), la question de décrocher des institutions ne se pose plus, mais pour les employés d'hopitaux, il est possible de prendre un temps partiel avec une activité parallèle, et de lâcher l'hopital une fois que l'activité devient viable.
En théorie, des structures légères, simples à mettre en place à peu de frais (si, si, c'est possible), pourraient certainement permettre de recomposer complètement le paysage psy.
Nous avons les exemples de nos prédécesseurs en psychiatrie après la deuxième guerre mondiale, les expériences de la psychothérapie institutionnelle, de l'anti-psychiatrie, etc . Nous pouvons également revoir la situation en fonction du contexte actuel et voir quelles opportunités il offre : investir dans l'immobilier, acquérir des bâtiments à la campagne à des prix abordables qu'il est possible de retaper avec les patients, et y créer des lieux de vie.
Dans les villes, racheter des cafés fermés, sans fond de commerce à reprendre et sans racheter les licences, et y monter des lieux de convivialités ouverts à tous, cafés sans alcool avec espaces culturels, avec une qualité de relation comparable à celle existant dans l'esprit des cafeterias montées dans les hopitaux psy dans les années 70, etc.
Un psychiatre du côté de Chateauroux a racheté un supermarché dans un village qu'il fait fonctionner avec des autistes. Autant vous dire que la population dans un tel contexte ne peut être qu'ouverte à cette initiative utile à la communauté toute entière, et qu'il n'est pas question ici de discrimination. Il est possible de monter les projets avec les patients, en les y impliquant et leur donnant des responsabilités quand c'est possible. etc.
Il me semble qu'il existe plein de possibilités, mais elles demandent de sortir des modèles du passé, et de ne pas rester hypnotisé en appréhendant que des catastrophes nous fondent dessus.
c) de déposer une plainte commune contre les responsables de la gestion des hôpitaux, ce qui engendrerait l'ouverture d'une enquête, ce que ne peuvent faire les pétitions. Sans enquête, se limiter à dire "non je ne suis pas d'accord avec cette opacité" ne met pas un terme à l'opacité, car les gens qui l'organisent se contrefichent de ce que vous et moi pouvons en penser. Or, une telle démarche dépend de nous, et de personne d'autre.
Il ne faut pas dire "Nous sommes victimes de ce jeu et de ceux qui nous obligent à le jouer" tout en continuant à le jouer, mais "Nous arrêtons d'y jouer."
La question est de mettre des limites aux gens qui impulsent ce phénomène, tout comme en psy nous sommes amenés à poser des limites légales à des patients qui nuisent. Vous connaissez comme moi les mécanismes des jeux pervers enseignés en analyse transactionnelle : c'est exactement ce dont il est question dans ce mode de gestion que vous déplorez. A partir de là, nous pouvons parfaitement dire : "Pouce, on ne joue plus !" et passer à autre chose.
Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce film des années 70 avec Coluche et Romain Bouteille, "L'An O1". Je verrais bien un mouvement du genre "la psychiatrie doit etre faite et défaite par tous" dans l'esprit de Gentis, et je trouve que le contexte actuel nous offre une excellente occasion de concrétiser ce scénario.
Amicalement.
Isabelle
13:50 Publié dans Psychiatrie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.04.2006
Réponse à la pétition de Fabien-psy désaliéniste : "Non à la destruction de la psychiatrie de secteur"
Je reçois aujourd'hui l'annonce d'un nouveau site sur la psychiatrie, psychiatrie désaliéniste et d'une nouvelle pétition "Non à la destruction de la psychiatrie de secteur"
Voici ma réponse, que je publie dans ce blog :
Quelques remarques sur le site :
1) Une présentation personnalisée serait bienvenue : on ne sait pas en visitant votre site de qui il émane exactement. Nous ne sommes pas dans une dictature, chacun jouit de la liberté d'expression sur le net dans notre pays, vous ne risquez rien à vous nommer, ce qui permettrait de lever toute ambiguité.
2) J'ai tenté de m'inscrire à l'espace privé, mais n'ai pas trouvé comment le faire. Faut-il, d'abord, signer la pétition ?
3) Pour ce qui est de la pétition, d'accord sur le fond, mais, à mon sens, se limiter à dire non au mode de gestion économique actuel des hopitaux me semble surtout un aveu d'impuissance. En tant qu'acteurs de la psychiatrie: médecins, infirmiers, psychothérapeutes, si nous n'avons pas de pouvoir de décision sur le mode de gestion, nous avons en revanche le pouvoir de faire au niveau thérapeutique. Autrement dit, si nous n'avons pas de pouvoir symbolique (pouvoir de décision), nous avons en revanche le pouvoir effectif, celui de décider ou non d'appliquer ces décisions, et celui de décider de soigner dans un autre cadre, défini par nous.
A partir de là, nous sommes potentiellement en mesure de nous organiser entre professionnels de la psy pour mettre sur pied nous-mêmes des alternatives économiquement viables à ce mode de gestion, à partir des
besoins humains réels, et des moyens réels dont nous disposons pour les remplir, comme l'ont fait Jean Oury au chateau de La Borde à la Cour Cheverny et d'autres.
4) Faire dépendre nos attentes et nos demandes des seules décisions des politiques ne me parait pas réaliste actuellement pour les raisons suivantes :
a) Ne connaissant pas le milieu, ils ne sont pas confrontés à la réalité des faits, et ne sont pas les mieux placés pour définir d'autres politiques indépendamment des acteurs sur le terrain. Il ne me parait pas à partir de là
censé d'attendre d'eux ce que nous pouvons faire nous-mêmes.
b) Le mode de gestion du libéralisme économique, également appelé "dérégulation du service public", ne dépend pas de l'actuelle majorité, il n'est pas limité à la France, étant mondialisé. Ce qui est en question ici n'est pas la seule politique du gouvernement français, mais des règles économiques et de normes comptables imposées dans l'espace européen. Voir à ce propos : Les changements au niveau des nouvelles normes comptables internationales
C'est, dans ce cadre, la gauche qui a appliqué le "Décret n° 80-172 du 25 février 1980 portant statut des personnels d'encadrement et de surveillance des écoles de cadres et des écoles et centres préparant aux professions paramédicales relevant des établissements d'hospitalisation publics", alors que les écoles de cadres, inventions du régime de Vichy, avaient été supprimées à la Libération; la mesure était alors passée comme une lettre à la poste.
Or, si j'en crois la position actuelle d'un certain nombre de parlementaires "Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur l'ouverture à la concurrence des services publics en matière d'énergie, de postes et télécommunications et de transports ferroviaires" (je mets ci-dessous l'intégralité de ce texte en raison de l'importance de son contenu) ils se posent les mêmes interrogations que les citoyens sur la validité de
règles économiques qui leurs sont imposées et pour lesquelles ils n'ont pas été consultées. Je pense également à Jean Lassalle, et à sa grève de la faim de 38 jours à laquelle il vient de mettre fin alors que j'écris ces lignes.
Et je me pose la question suivante : quand des élus saisissent l'assemblée nationale et mettent leur vie en danger pour défendre les intérêts de leurs électeurs, il me semble que ce n'est pas contre eux qu'il convient d'agir, mais avec eux. Il me semble que nous nous trompons de cible ici, que l'attitude qui consiste à se limiter à exiger de ce qu'il n'y a pas est infantile et inefficace, et qu'il serait plus productif de travailler avec eux à
- une analyse des mécanismes et des conséquences effectifs de ce mode de gestion,
- une restructuration sur des bases économiques valides, conformes aux bases de notre Constitution républicaine.
c) Une autre contre-vérité qu'il me parait urgent de démystifier est le postulat selon lequel "le premier principe du libéralisme économique c’est de générer du profit". Cet argument est effectivement celui avancé par les économistes pour justifier son existence et proclamer son infaillibilité. Toutefois la confrontation aux faits en termes comptables révèle en réalité une gestion désastreuse pour les établissements qui l'appliquent, et l'ensemble des groupes humains au détriment desquels il s'exerce.
L'examen des faits démontre que ce qui est en question ici n'est pas du tout la génération de profit, mais le détournement de celui-ci, se soldant par des dépenses éminemment supérieures au mode de gestion précédent, et par une fuite des capitaux vers des organismes parasitiques, dépourvus d'utilité et de fonction sur le plan thérapeutique, et dont l'existence n'est pas explicitement énoncée au départ, le public n'en étant pas informé.
En conséquence ce dont il est question ici est d'une escroquerie pure et simple, qui s'exerce au détriment de électeurs, des élus dont le rôle et les fonctions ici sont purement et simplement ignorés, et plus globalement au détriment de l'économie du pays tout entier. Or ce qui est grave ici, ce n'est pas seulement cette ignorance et ce mépris des élus du peuple, mais également l'ignorance et le mépris de la voix de ce dernier, dans la mesure où ces élus sont les représentants de ce peuple.
L'examen des résultats dans d'autres pays que la France confirme bien ce que j'avance ici : voir
- "Les échecs de la privatisation des services publics" de Bernard Girard, et
- "Réguler la dérégulation : le mythe européen" de Maurice CHAUVET, animateur de l'Observatoire du Service Public Conseil général de la Seine-Saint-Denis
Ce dont il est question ici est non pas de profit, mais d'appauvrissement, pas d'économie mais de gestion désastreuse, et pas de "lois du marché", mais de marché de dupes aux règles truquées ayant pour fonction d'institutionnaliser et de mondialiser l'escroquerie.
En conclusion sur ce point, la question ici n'est pas de rejeter sur les élus la faute d'une situation qui les dépasse en l'état actuel des choses, ni de se contenter de refuser verbalement la dérégulation des services publics, mais de faire mieux, ici et maintenant. Ce n'est pas une question de pouvoir hiérarchique, c'est une question de capacité à mettre en place des structures de soin viables et satisfaisantes sur le plan thérapeutique. Cela ne dépend pas des dirigeants, mais de la prise de conscience des professionnels de la psychiatrie et des citoyens de leurs responsabilités en tant que tels, et de leur volonté de se réapproprier leurs pouvoirs de réflexion et de décision concernant la gestion de leurs propres affaires, dont celle de leur univers mental.
d) Les mouvements d'opposition au CPE ont eu le mérite de démontrer deux choses :
- les gens qui y ont participé ont manifesté un refus commun, au delà du CPE, des conséquences de cette économie de marché truquée et ont été capables de s'organiser pour le faire.
- le but n'était pas de provoquer une guerre civile, contrairement aux affirmations de théoriciens du chaos, ni de renverser le gouvernement, comme le souhaitent les Iznogouds de service, mais de manifester ce refus de cette économie, et l'attachement du peuple au respect des droits des citoyens et à l'application de sa constitution.
C'est pourquoi les oppositions entre le peuple et ses dirigeants ne sont pas ici fondées : il me semble qu'à différents niveaux, tous vont dans une même direction, et que sont réunies ici des conditions pour que les élus restituent son pouvoir au peuple.
Plutôt que de signer des pétitions "contre", il me semblerait plus efficace d'organiser à l'intention des élus de tous les courants, une pétition nationale les déchargeant de leurs responsabilités et obligations vis à vis des instances européennes. Ceci en raison du fait que les décisions de ces institutions s'exercent au détriment du peuple et de la nation toute entière, et dans un souci de cohérence avec notre constitution même, sur la base
des article II et III de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789:
- "Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.
- Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément."
Forts du soutien du peuple souverain, les élus pourront alors informer les institutions européennes du refus du peuple français de continuer à jouer des jeux truqués, et de sa volonté de reformuler pour l'avenir des bases d'échanges plus fiables et plus conformes au modèle démocratique.
Nous pourrons ainsi nous donner les moyens d'élaborer un vrai débat public sur l'ersatz d'économie qui nous est infligée actuellement, et formuler les base de relations commerciales respectueuses de tous les partenaires,
dans notre propre intérêt mais également celui des autres peuples, en élaborant une porte de sortie hors de l'impasse économique dans laquelle nous sommes les uns et les autres, enfermés.
e) Enfin, dernier sophisme à déboulonner pour aujourdhui, la croyance diffusée actuellement par les media que refuser l'orientation actuelle de l'économie de marché consiste à nier à réalité.
Cette croyance repose sur l'opinion que la réalité serait quelque chose d'extérieur à nous, qui se déroulerait indépendamment de nous et sur laquelle nous serions impuissants à agir. Elle repose sur une ignorance du fait que cette réalité économique a été formulée par des individus donnés avant d'être traduite dans les faits. Il ne s'agit pas là d'une fatalité échappant à toute volonté humaine, mais des résultats de décisions de gens qui ont engendré cette réalité-là. Tout comme le nazisme a été engendré par Hitler sur la base de sa formulation du national-socialisme. Ainsi, pendant la dernière guerre, le nazisme était bien la réalité du moment, et nous devons aujourd'hui aux gens qui l'ont refusé, d'en avoir construit une autre. Il ne s'agissait pas de leur part d'une sorte d'idéalisme à la limite du délirant, mais de l'expression de leur liberté, de leur dignité et de leur humanité.
Isabelle Baudron-Aubert
----- Original Message -----
From:
Sent: Friday, April 14, 2006 7:42 AM
Subject: info
> Bonjour,
>
> un autre site débute
>
> Psychiatrie Désaliéniste
>
> Nous constatons chaque jour les dégats qu'entraine cette société libérale, c'est
> pour cela que nous nous sommes constitué en collectif de « résistants » au sens
> de l'utilisation de ce terme par Lucien Bonnafé, résister verbe actif.
>
> Notre groupe à prit le nom de « Fabien-psy » et souhaite réfléchir et construire
> à partir de l'interpellation de Louis Le Guillant - Quelle psychiatrie pour
> notre temps ? -
>
> Que celles et ceux qui souhaitent participer à notre projet, nous adressent leur
> contribution, nous les mettrons en ligne sur ce site.
>
>
>
> [url= http://www.psychiatrie-desalieniste.com/]Psychiatrie-désaliéniste[/url]
>
> avec un appel :
>
> [url=http://www.psychiatrie-desalieniste.com/Non-a-la-destruction-de-la.html]Non
> à la destruction de la psychiatrie publique et de secteur[/url]
>
> cordialement
>
>
> ----------------------------------------------------------------
> This message was sent using IMP, the Internet Messaging Program.
17:15 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

